Il y a quelques jours, j’ai eu une discussion avec un ami.
Une discussion qui, au départ, semblait assez simple. Nous parlions de notre génération, de nos parents, de la technologie et de la manière dont le monde a énormément changé en quelques années.
À un moment, je lui ai dit :
« Nos parents avaient des excuses. »
Il m’a immédiatement demandé :
« Pourquoi ? »
C’est à partir de cette question que notre conversation a commencé à devenir beaucoup plus intéressante.
Je lui ai expliqué que lorsque certaines technologies que nous considérons aujourd’hui comme normales sont apparues dans nos sociétés, nos parents n’avaient pas les mêmes possibilités que nous.
Ils n’avaient pas Internet.
Ils n’avaient pas de smartphone.
Ils n’avaient pas de connexion haut débit.
Ils n’avaient pas YouTube pour apprendre gratuitement.
Ils n’avaient pas Google pour chercher instantanément une information.
Ils n’avaient pas les réseaux sociaux pour toucher des milliers de personnes depuis leur maison.
Et surtout, ils n’avaient pas l’intelligence artificielle.
Mais ce qui m’a vraiment marqué, c’est que même le téléphone, qui nous paraît aujourd’hui tellement banal, représentait autrefois quelque chose de complètement différent.
Quand téléphoner demandait parfois de marcher
Aujourd’hui, nous pouvons prendre notre téléphone, composer un numéro et appeler quelqu’un immédiatement.
Nous pouvons envoyer un message à une personne qui se trouve à plusieurs kilomètres, voire à plusieurs milliers de kilomètres, en quelques secondes.
Nous pouvons faire un appel vidéo avec quelqu’un qui se trouve dans un autre pays.
Nous pouvons envoyer une photo, un document, une vidéo ou un fichier sans même nous déplacer.
Mais pour beaucoup de nos parents, ce n’était pas aussi simple.
Il fallait parfois se déplacer pour trouver un téléphone.
Il fallait parfois marcher.
Parfois parcourir une longue distance simplement pour transmettre un message ou parler à quelqu’un.
Imaginez simplement cette situation.
Vous voulez parler à une personne qui habite dans une autre localité.
Aujourd’hui, vous prenez votre téléphone.
Vous appelez.
C’est terminé.
À l’époque, cette simple action pouvait demander beaucoup plus d’efforts.
Il fallait trouver le moyen de communiquer.
Il fallait parfois attendre.
Il fallait parfois se déplacer.
Et parfois, il fallait tout simplement accepter qu’il était impossible de joindre immédiatement la personne.
L’accès à l’information était également beaucoup plus compliqué.
Pour apprendre quelque chose, il fallait parfois trouver un livre.
Pour obtenir une information, il fallait demander à quelqu’un.
Pour communiquer avec une personne éloignée, il fallait attendre.
Pour certaines démarches, il fallait se déplacer physiquement.
Pour apprendre un métier, il fallait souvent trouver quelqu’un qui acceptait de transmettre son savoir.
Le monde avançait.
Mais l’accès aux outils permettant d’accompagner cette évolution était limité.
Nos parents n’étaient pas moins capables
Et attention à une chose importante.
Dire que nos parents avaient des excuses ne signifie absolument pas qu’ils étaient moins intelligents.
Bien au contraire.
Ils ont construit leur vie avec les outils qu’ils avaient.
Ils ont travaillé.
Ils ont créé des familles.
Ils ont construit des maisons.
Ils ont développé des commerces.
Ils ont appris des métiers.
Ils ont affronté des difficultés que beaucoup de jeunes générations ne pourraient même pas imaginer.
Ils ont fait énormément de choses avec beaucoup moins de ressources technologiques.
Ils ont appris sans Internet.
Ils ont travaillé sans les outils numériques que nous considérons aujourd’hui comme indispensables.
Ils ont communiqué sans WhatsApp.
Ils ont entrepris sans les réseaux sociaux.
Ils ont parfois réussi sans avoir accès à toutes les informations auxquelles nous avons aujourd’hui accès en quelques secondes.
C’est justement pour cela que leur génération mérite notre respect.
Ils ont fait avec ce qu’ils avaient.
Ils ont avancé malgré les difficultés.
Ils ont trouvé des solutions dans un environnement où les possibilités étaient beaucoup plus limitées.
Mais leur réalité était différente.
Puis Internet est arrivé
Internet a progressivement changé les règles du jeu.
Soudainement, une personne pouvait accéder à des informations provenant du monde entier.
Un étudiant au Sénégal pouvait lire un article écrit aux États-Unis.
Un jeune entrepreneur pouvait découvrir le fonctionnement d’une entreprise en Europe.
Un développeur pouvait apprendre un langage de programmation grâce à des ressources disponibles gratuitement en ligne.
Un créateur pouvait publier une vidéo et être découvert à l’autre bout du monde.
Une personne qui vivait loin des grandes villes pouvait accéder à des connaissances qui, auparavant, auraient nécessité un déplacement.
Le monde devenait progressivement plus petit.
Les distances semblaient moins importantes.
L’information circulait plus rapidement.
Les connaissances devenaient plus accessibles.
Mais il existait encore une différence importante.
L’accès à l’information ne signifiait pas automatiquement la maîtrise de l’information.
Il fallait encore chercher.
Lire.
Comparer.
Comprendre.
Apprendre.
Pratiquer.
Et surtout, avoir le temps.
Il fallait savoir où chercher et comment apprendre.
Puis quelque chose d’encore plus grand est arrivé
L’intelligence artificielle.
Et là, nous sommes face à un changement historique.
Parce que l’intelligence artificielle ne fait pas que nous donner accès à de l’information.
Elle peut également nous aider à comprendre cette information, à la transformer et à l’utiliser.
Tu peux poser une question.
Demander une explication.
Demander un exemple.
Demander une traduction.
Demander une correction.
Demander une idée.
Demander un plan.
Demander de l’aide pour apprendre.
Demander de l’aide pour programmer.
Demander de l’aide pour analyser un document.
Demander de l’aide pour préparer un projet.
Et tout cela peut commencer depuis un téléphone.
C’est là que je pense que notre génération doit vraiment prendre conscience de ce qui est en train de se passer.
Nous sommes en train de vivre une transformation qui peut avoir des conséquences énormes sur notre manière d’apprendre, de travailler, de créer et même d’entreprendre.
Pour la première fois, nous avons presque les mêmes outils
C’est probablement l’un des aspects les plus importants de cette révolution.
Un jeune au Sénégal peut aujourd’hui utiliser des outils d’intelligence artificielle comparables à ceux utilisés par un étudiant en France, au Canada, aux États-Unis, au Japon ou ailleurs.
Bien sûr, les infrastructures ne sont pas identiques.
Les connexions ne sont pas toujours identiques.
Les moyens financiers ne sont pas identiques.
Les systèmes éducatifs ne sont pas identiques.
Les conditions de travail ne sont pas identiques.
Mais l’accès à certains outils intellectuels est devenu beaucoup plus démocratisé.
Et cela change énormément de choses.
Un jeune qui vit à Dakar, Thiès, Saint-Louis, Kaolack ou dans une autre région peut aujourd’hui accéder à des connaissances qui étaient autrefois beaucoup plus difficiles à obtenir.
Il peut apprendre.
Il peut expérimenter.
Il peut poser des questions.
Il peut créer.
Il peut chercher des solutions.
Il peut développer une compétence sans nécessairement devoir attendre qu’une personne vienne lui apprendre.
Cela ne veut pas dire que les différences entre les pays ont disparu.
Non.
Mais certaines barrières sont devenues beaucoup moins importantes.
Le téléphone qui servait à appeler peut maintenant devenir une école
C’est peut-être cela qui me fascine le plus.
Le même objet que nous utilisons pour discuter avec nos amis peut désormais nous servir à apprendre.
Apprendre l’anglais.
Apprendre le français.
Apprendre l’arabe.
Apprendre à programmer.
Apprendre le design.
Comprendre une notion de mathématiques.
Préparer un entretien.
Créer une entreprise.
Rédiger un document.
Analyser un texte.
Apprendre à utiliser Word.
Créer une présentation.
Développer un site web.
Réfléchir à une stratégie marketing.
Apprendre un métier.
Et tout cela peut commencer avec un smartphone et une connexion Internet.
Cela devrait nous faire réfléchir.
Parce que parfois, nous regardons notre téléphone comme un simple outil de divertissement.
Nous l’utilisons pour discuter.
Nous regardons des vidéos.
Nous faisons défiler les publications.
Nous suivons les tendances.
Nous regardons les contenus des autres.
Mais ce même téléphone peut également devenir une véritable bibliothèque.
Une salle de classe.
Un laboratoire.
Un bureau.
Un outil de création.
Un moyen de communication.
Un outil professionnel.
La question n’est donc plus seulement de savoir si nous possédons un téléphone.
La vraie question est de savoir ce que nous en faisons.
Mais il y a un piège
Et c’est ici que notre génération doit être honnête avec elle-même.
Nous avons énormément d’outils.
Mais avoir les outils ne signifie pas les utiliser.
Nous pouvons avoir Internet et passer cinq heures à faire défiler des vidéos sans apprendre quoi que ce soit.
Nous pouvons avoir accès à l’intelligence artificielle et l’utiliser uniquement pour demander :
« Fais mes devoirs. »
Nous pouvons avoir YouTube et regarder uniquement du divertissement.
Nous pouvons avoir des milliers de formations disponibles et n’en terminer aucune.
Nous pouvons avoir un ordinateur puissant et ne jamais apprendre à nous en servir correctement.
Nous pouvons avoir accès à des livres, à des formations, à des logiciels et à des communautés extraordinaires, mais continuer à dire que nous n’avons aucune possibilité.
Le problème de notre génération n’est donc plus seulement l’accès.
Le problème devient de plus en plus :
Que faisons-nous de cet accès ?
Nos excuses sont-elles encore valables ?
C’est la question centrale de cet article.
Quand quelqu’un dit :
« Je ne sais pas faire. »
Je peux comprendre.
Mais aujourd’hui, il existe énormément de ressources pour apprendre.
Quand quelqu’un dit :
« Je n’ai personne pour m’expliquer. »
Internet peut parfois apporter une première réponse.
Quand quelqu’un dit :
« Je n’ai pas les moyens de suivre une formation coûteuse. »
Il existe énormément de ressources gratuites ou accessibles en ligne.
Quand quelqu’un dit :
« Je ne sais pas par où commencer. »
L’intelligence artificielle peut aider à construire un plan d’apprentissage.
Cela ne signifie pas que tout est devenu facile.
Il faut toujours travailler.
Il faut toujours être discipliné.
Il faut toujours pratiquer.
Il faut toujours faire des sacrifices.
Mais cela signifie simplement que certaines barrières ont considérablement diminué.
L’IA ne remplace pas le travail
Il faut également être très clair.
L’intelligence artificielle n’est pas une baguette magique.
Elle ne va pas travailler à ta place toute ta vie.
Elle peut t’aider.
Elle peut accélérer certaines tâches.
Elle peut expliquer.
Elle peut proposer.
Elle peut corriger.
Elle peut générer.
Mais c’est toujours toi qui dois apprendre à réfléchir, vérifier, décider et agir.
Un jeune qui utilise l’IA sans comprendre ce qu’il fait peut devenir dépendant.
Un jeune qui apprend à utiliser l’IA comme un outil peut devenir beaucoup plus puissant.
La différence est énorme.
L’intelligence artificielle devrait être considérée comme un outil qui augmente nos capacités, et non comme un moyen de supprimer notre capacité à réfléchir.
Si tu demandes toujours à l’IA de faire quelque chose à ta place, tu risques de ne jamais apprendre à le faire.
Mais si tu lui demandes de t’expliquer, de te guider, de te corriger et de te permettre de comprendre, alors elle peut devenir un véritable partenaire d’apprentissage.
L’avenir appartient à ceux qui savent utiliser les outils
Imagine deux jeunes.
Le premier possède un smartphone.
Il a Internet.
Il a accès à l’intelligence artificielle.
Il a YouTube.
Il a des plateformes de formation.
Mais il passe chaque journée à consommer du contenu.
Il regarde.
Il partage.
Il commente.
Il passe d’une vidéo à une autre.
Le deuxième possède exactement les mêmes outils.
Mais il décide :
« Chaque jour, je vais apprendre quelque chose. »
Il apprend une compétence.
Il pratique.
Il crée un projet.
Il fait des erreurs.
Il recommence.
Il construit progressivement son portfolio.
Il demande de l’aide lorsqu’il bloque.
Il cherche des solutions.
Il continue.
Au bout de trois ans, les deux personnes auront toujours eu accès aux mêmes technologies.
Mais leurs résultats seront complètement différents.
La différence ne sera pas la technologie.
Ce sera leur utilisation de la technologie.
Et c’est là que se trouve une grande partie du problème.
Nous parlons beaucoup de l’intelligence artificielle.
Nous parlons de son évolution.
Nous parlons de ce qu’elle peut faire.
Nous parlons de la peur qu’elle peut provoquer.
Mais nous parlons parfois moins de ce que nous, en tant que jeunes, pouvons faire avec elle.
Et si la jeunesse africaine arrêtait seulement de consommer ?
Nous sommes devenus de grands consommateurs de contenus.
Nous regardons.
Nous partageons.
Nous commentons.
Nous likons.
Nous suivons.
Mais nous devons également devenir des créateurs.
Créer des applications.
Créer des entreprises.
Créer des formations.
Créer des logiciels.
Créer des vidéos éducatives.
Créer des livres.
Créer des solutions.
Créer des emplois.
Créer des outils adaptés à nos réalités.
Parce que l’Afrique ne doit pas seulement être un marché pour les technologies créées ailleurs.
L’Afrique doit également devenir un territoire de création technologique.
Nous devons passer progressivement du rôle de consommateur à celui de créateur.
Nous devons apprendre à utiliser les technologies pour résoudre nos propres problèmes.
Comment améliorer l’éducation ?
Comment faciliter l’accès à certaines informations ?
Comment aider les petites entreprises ?
Comment améliorer l’agriculture ?
Comment faciliter certaines démarches administratives ?
Comment créer davantage d’opportunités pour les jeunes ?
Comment utiliser l’intelligence artificielle dans nos langues ?
Comment créer des solutions adaptées à nos réalités locales ?
Voilà les questions que nous devons également poser.
Le Sénégal a une jeunesse capable
Je parle particulièrement du Sénégal parce que c’est mon environnement.
Je vois des jeunes qui ont énormément de potentiel.
Des étudiants.
Des développeurs.
Des designers.
Des entrepreneurs.
Des créateurs de contenu.
Des enseignants.
Des techniciens.
Des commerçants.
Des passionnés de technologie.
Le potentiel est là.
Mais parfois, nous manquons simplement de méthode, de discipline et de confiance.
Et surtout, nous sous-estimons parfois les outils que nous avons entre les mains.
Je suis moi-même convaincu que beaucoup de jeunes peuvent aller beaucoup plus loin qu’ils ne l’imaginent.
Pas parce que tout est facile.
Mais parce que les possibilités sont devenues beaucoup plus nombreuses.
Nous devons simplement apprendre à les saisir.
Nous avons un avantage que nos parents n’avaient pas
Nos parents pouvaient dire :
« Je n’ai pas accès à cette information. »
Nous avons beaucoup moins cette excuse.
Ils pouvaient dire :
« Je ne connais personne qui puisse m’apprendre ça. »
Aujourd’hui, nous pouvons trouver des communautés, des formations, des enseignants et des ressources partout sur Internet.
Ils pouvaient dire :
« Je dois me déplacer pour obtenir cette information. »
Aujourd’hui, une grande partie de l’information peut venir directement jusqu’à nous.
Et surtout :
nous avons l’intelligence artificielle.
Mais attention à une nouvelle forme d’ignorance
Il serait dangereux de croire que parce que nous avons l’IA, nous savons tout.
C’est faux.
L’IA peut se tromper.
Elle peut produire des informations incorrectes.
Elle peut manquer de contexte.
Elle peut donner une réponse convaincante mais fausse.
C’est pourquoi la prochaine compétence importante ne sera pas seulement :
« Savoir utiliser l’IA. »
Mais aussi :
« Savoir vérifier ce que l’IA nous donne. »
Il faut apprendre à réfléchir.
À rechercher.
À comparer.
À vérifier les sources.
À comprendre.
À développer son esprit critique.
La technologie peut nous aider énormément, mais elle ne doit jamais nous empêcher de réfléchir.
Plus les outils deviennent puissants, plus nous devons devenir responsables dans leur utilisation.
L’école doit également évoluer
Cette révolution pose une question importante à notre système éducatif.
Pendant longtemps, l’objectif était principalement de mémoriser l’information.
Mais aujourd’hui, une machine peut retrouver énormément d’informations en quelques secondes.
Alors, que devons-nous apprendre aux jeunes ?
À mon avis, davantage :
réfléchir ;
résoudre des problèmes ;
créer ;
communiquer ;
collaborer ;
analyser ;
vérifier ;
entreprendre ;
utiliser les outils numériques ;
utiliser intelligemment l’intelligence artificielle.
L’information devient de plus en plus accessible.
La capacité à utiliser intelligemment cette information devient donc encore plus importante.
Une personne qui sait chercher, comprendre, vérifier et appliquer une information possède une compétence extrêmement précieuse.
Une opportunité historique pour l’Afrique
Je pense sincèrement que nous vivons une période particulière.
L’Afrique possède une population jeune.
Les technologies deviennent plus accessibles.
Internet continue de transformer les habitudes.
L’intelligence artificielle accélère encore cette transformation.
Cela représente une opportunité extraordinaire.
Mais une opportunité ne devient une réussite que lorsqu’elle est saisie.
Nous pouvons parler pendant des années de la révolution technologique.
Nous pouvons regarder des conférences.
Nous pouvons partager des publications.
Nous pouvons discuter de l’IA.
Mais à un moment donné, il faut passer à l’action.
Apprendre.
Tester.
Créer.
Échouer.
Recommencer.
C’est comme cela que les compétences se construisent.
À toi qui lis cet article
Je veux te poser quelques questions.
Depuis que tu as un smartphone :
Qu’as-tu appris ?
Depuis que tu as Internet :
Quelle compétence as-tu développée ?
Depuis que tu connais l’intelligence artificielle :
Qu’as-tu créé ?
Depuis que YouTube existe :
Combien de choses as-tu réellement apprises ?
Et surtout :
Dans cinq ans, qu’auras-tu construit avec tous ces outils ?
Ce sont des questions simples.
Mais elles méritent une vraie réflexion.
Parce que nous pouvons facilement passer des années à utiliser la technologie sans réellement progresser.
Nous pouvons avoir l’impression d’être connectés au monde tout en restant immobiles dans notre propre vie.
Nous n’avons peut-être plus le luxe d’attendre
Nos parents ont connu une époque où certaines technologies n’étaient tout simplement pas disponibles.
Ils ont fait ce qu’ils pouvaient avec les moyens de leur époque.
Ils ont construit avec peu.
Ils ont appris avec peu.
Ils ont communiqué avec peu.
Ils ont travaillé avec peu.
Nous, nous avons beaucoup plus d’outils.
Cela ne signifie pas que notre vie sera automatiquement meilleure.
Cela signifie que nous avons désormais une responsabilité supplémentaire :
utiliser intelligemment ce que nous avons reçu.
Nous ne pouvons pas demander à la technologie de changer notre vie si nous refusons de changer nos habitudes.
Nous ne pouvons pas avoir toutes ces ressources et continuer à attendre que quelqu’un vienne nous sauver.
Nous devons commencer.
Même petit.
Même avec peu.
Même avec un simple téléphone.
L’IA peut être ton accélérateur, pas ton cerveau
Je terminerai sur cette idée.
Ne demande pas uniquement à l’intelligence artificielle :
« Fais ceci à ma place. »
Demande-lui également :
« Explique-moi. »
« Apprends-moi. »
« Montre-moi comment faire. »
« Pourquoi cette méthode fonctionne-t-elle ? »
« Donne-moi un exercice. »
« Corrige mes erreurs. »
« Aide-moi à progresser. »
C’est ainsi que l’IA peut devenir un véritable outil d’apprentissage.
Elle peut accélérer ton parcours.
Mais elle ne doit pas remplacer ton parcours.
Elle peut t’aider à comprendre.
Mais tu dois chercher à comprendre réellement.
Elle peut te proposer une solution.
Mais tu dois être capable de savoir si cette solution est pertinente.
Elle peut t’accompagner.
Mais c’est toi qui dois avancer.
Conclusion : nous avons maintenant une responsabilité
Nos parents ont avancé dans un monde où beaucoup de choses étaient difficiles d’accès.
Ils ont construit avec peu.
Ils ont appris avec peu.
Ils ont communiqué avec peu.
Ils ont travaillé avec peu.
Nous, nous avons Internet.
Nous avons des ordinateurs.
Nous avons des smartphones.
Nous avons des plateformes d’apprentissage.
Nous avons les réseaux sociaux.
Nous avons des logiciels.
Et maintenant, nous avons également l’intelligence artificielle.
Cela ne signifie pas que nous avons toutes les solutions.
Mais cela signifie que nous avons beaucoup plus de possibilités.
Et ces possibilités viennent avec une responsabilité.
La responsabilité d’apprendre.
La responsabilité de créer.
La responsabilité de transmettre.
La responsabilité d’utiliser intelligemment les outils qui sont à notre disposition.
Parce que peut-être que dans vingt ou trente ans, nos enfants nous demanderont :
« Vous aviez Internet, l’intelligence artificielle, les ordinateurs et toutes ces technologies… qu’est-ce que vous en avez fait ? »
Et ce jour-là, j’aimerais que nous puissions répondre :
« Nous avons appris.
Nous avons créé.
Nous avons construit.
Nous avons transmis.
Et nous avons utilisé la technologie pour faire avancer notre génération. »
Et personnellement, c’est cette vision que je veux défendre à travers SénéGital : montrer que la technologie ne doit pas seulement être quelque chose que nous consommons, mais quelque chose que nous pouvons apprendre à comprendre, à utiliser et à transformer en opportunités.
Et toi, qu’est-ce que tu vas faire de cette opportunité ?
Ne laisse pas cette question uniquement dans cet article.
Commence aujourd’hui.
Apprends une compétence.
Crée quelque chose.
Aide quelqu’un.
Lance un projet.
Utilise l’IA intelligemment.
Et surtout, arrête de croire que tu dois attendre d’avoir toutes les conditions parfaites pour commencer.
Tu as déjà quelque chose entre les mains.
À toi de décider ce que tu vas en faire.
